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Comment investir en direct en Bourse ?

Comment investir en direct en Bourse ?   

 

Choisir les titres que l'on souhaite acquérir ou dont on préfère s'alléger est une activité qui nécessite de la méthode et d'y consacrer du temps.

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Avant d'acheter des titres en Bourse, les épargnants doivent d'abord ouvrir un compte titres (ou un plan d'épargne en actions) chez un intermédiaire : une banque, un prestataire de services d'investissement ou encore un courtier sur Internet. Ensuite, chaque fois qu'ils souhaitent acheter ou vendre des titres, ils en donnent l'ordre à leur intermédiaire, qui se chargera de faire exécuter leur demande sur le marché. Pour cela, ils passent un "ordre de Bourse", qui va détailler les conditions précises de la transaction envisagée.

 

Passer un ordre de Bourse :

Pour transmettre leurs ordres à l'intermédiaire, la plupart des épargnants utilisent aujourd'hui Internet. C'est pratique et économique. Dans les grandes banques notamment, des tarifs privilégiés sont souvent réservés aux clients qui utilisent ce mode de communication. Mais, si l'intermédiaire l'accepte, il est aussi possible de transmettre l'ordre par téléphone. Chaque intermédiaire est libre de fixer ses tarifs comme il l'entend. Un ordre de Bourse peut donc coûter plus ou moins cher selon l'établissement. Mais son prix varie aussi selon le montant de la transaction envisagée, la fréquence des ordres passés par le client, la nature des titres achetés ou vendus, le pays dans lequel ils sont cotés, etc...

 

Rédiger le formulaire :

Un ordre de Bourse prend en général la forme d'un document à compléter. Les informations demandées sont les suivantes :

  • le sens de l'opération (achat ou vente) ;
  • le numéro de compte titres (ou de PEA) de l'auteur de l'ordre (l'épargnant) ;
  • le nom de la valeur ou, de préférence, pour éviter les risques d'erreur, son code ISIN ou son code mnémonique ;
  • la nature du titre : action, certificat d'investissement, obligation, ETF, option, warrant, CFD, etc... ;
  • la quantité de titres souhaitée ;
  • la durée de validité de l'ordre ;
  • le type d'ordre souhaité et les conditions de prix (il en existe plusieurs, qui sont détaillés ci-après). Si le type d'ordre choisi n'est pas précisé, l'ordre "au marché" sera utilisé par défaut ;
  • le mode de règlement : en général "au comptant", mais pour certaines valeurs il est possible de choisir le service à règlement différé.

 

Type d'ordre :

Au nombre des informations à mentionner sur un ordre de Bourse figure le type d'ordre. Il en existe de 5 sortes :

- "AU MARCHÉ"

Avec lui, l'acheteur ou le vendeur ne fixe aucune limite de prix. Cet ordre est donc exécuté en fonction de l'offre ou de la demande au moment où il est passé, dans la limite des quantités disponibles. En échange, il est prioritaire sur les autres ordres. Passer un ordre "au marché" permet donc d'être certain d'acheter ou de vendre la quantité souhaitée de titres, dès lors qu'il y a suffisamment de contreparties (vendeurs ou acheteurs) sur le marché. Le revers de la médaille est bien sûr l'impossibilité de contrôler le prix de la transaction.

Exemple : Un ordre d'achat "au marché" est passé pour 500 titres. Dans le carnet d'ordres, les meilleures offres des vendeurs sont 200 titres à 125 €, et 800 titres à 127 €. L'ordre sera donc exécuté et l'acheteur recevra 500 titres : 200 à 125 € et 300 à 127 €.

 

- "À COURS LIMITÉ"

Avec cet ordre, l'épargnant indique le prix maximal qu'il ne souhaite pas dépasser pour acquérir le titre. Son ordre ne sera pas exécuté tant que le cours de ce titre dépassera cette limite.

Exemple : Un investisseur qui souhaite acheter le titre Y à 30,50 € au maximum passera un ordre à cours limité à 30,50 €. Son ordre ne pourra pas être exécuté aussi longtemps que le titre vaudra plus de 30,50 €.

À la vente, l'ordre "à cours limité" permet d'indiquer le prix minimal en dessous duquel on ne veut pas descendre. Tant que le titre reste au dessus de cette limite, l'ordre n'est pas exécuté. L'ordre "à cours limité" est efficace pour contrôler le prix auquel la transaction va s'effectuer. Mais avec lui il n'est pas certain que l'achat ou la vente puisse finalement avoir lieu. Car il arrive que le titre n'atteigne jamais la limite fixée pour autoriser la transaction ! Et même s'il l'atteint, d'autres ordres prévus aux mêmes limites et arrivés plus tôt sur le marché seront servis avant et auront épuisé tous les titres disponibles au prix correspondant. Premier arrivé, premier servi ! Pour les mêmes raisons, faute de contreparties suffisantes, l'ordre à cours limité est parfois partiellement exécuté (seule une partie des titres souhaités a pu être achetée ou vendue).

 

- "À LA MEILLEURE LIMITE"

Cet ordre ne comporte pas au départ de limitation de prix, mais doit être exécuté "au mieux" de l'offre ou de la demande. Concrètement, s'il est passé en dehors des horaires de la séance boursière, il sera exécuté sur la base du cours d'ouverture de la journée suivante. En revanche, lorsqu'il arrive sur le marché pendant la séance, il se transforme en ordre à cours limité sur la base de la meilleure offre en attente (pour un ordre d'achat) ou au prix de la meilleure demande (s'il s'agit d'un ordre de vente).

Exemple : Un ordre à la meilleure limite arrive sur le marché à 15h05 pour acheter la valeur Z. À cette heure là, la meilleure offre pour ce titre est de 102 €. L'ordre est donc exécuté à 102 €. Même si une heure plus tard le titre baisse à 100 €.

Ce type d'ordre a le mérite d'être exécuté rapidement sur les grandes valeurs, mais le contrôle sur le prix est faible lorsqu'il est passé en cours de séance. Il est donc en général utilisé seulement pours des valeurs très liquides (il y a toujours beaucoup de titres à l'achat comme à la vente sur le marché), que l'on souhaite acheter ou vendre rapidement.

 

- "À SEUIL DE DÉCLENCHEMENT"

Baptisé aussi "ordre stop", il fonctionne à l'inverse d'un ordre "à cours limité". En effet, il ne devient valable que si le cours de la valeur franchit un prix déterminé. Pour un ordre d'achat, ce sera un seuil à la hausse. Pour un ordre de vente, un seuil à la baisse. Il permet ainsi de jouer des retournements de tendance ou de s'en protéger.

Exemple : Un investisseur, adepte de l'analyse graphique (au-delà d'un seuil dit de résistance, le cours de la valeur est supposé connaître un nouvel essor), pense que la valeur XY va connaître une forte hausse si elle réussit à passer le cap des 50 €. Il va alors laisser dans le marché un ordre à seuil de déclenchement à 50 €. Dès que le titre atteindra 50 €, l'ordre sera exécuté et la valeur sera achetée.

Autre exemple, à la vente cette fois. Un investisseur a acheté une valeur à 100 € en tablant sur sa progression. Mais s'il s'est trompé, il préfère la vendre plutôt que de la voir s'effondrer. S'il accepte de perdre 10 % au maximum, il lui suffit de passer un ordre à seuil de déclenchement de 90 €. Tant que la valeur restera au-dessus de 90 €, l'ordre ne sera pas exécuté et il conservera ses titres. Mais si elle descend à 90 €, elle sera vendue.

Un ordre "à seuil" est utile pour les épargnants qui ne suivent pas régulièrement le marché et souhaitent prendre automatiquement leur plus-values en vendant un titre dès que son cours semble baisser. Par exemple, pour une valeur achetée à 30 € et dont la cote a grimpé jusqu'à 70 €, ils peuvent laisser un ordre à seuil de 65 €, qui déclenchera automatiquement la vente si la valeur chute et touche ce cours.

Attention : Dès que le seuil prévu dans l'ordre est atteint, ce dernier se transforme en ordre "au marché". L'investisseur n'est donc pas certain que son ordre sera exécuté au prix indiqué, s'il n'y a pas suffisamment de contreparties à ce cours.

Exemple : Si l'épargnant a laissé un ordre de vente qui se déclenche à 120 € mais qu'il n'y a ait d'acheteurs sur le marché qu'à 100 €, l'ordre sera exécuté à 100 €. C'est pourquoi il vaut mieux réserver l'ordre à seuil de déclenchement aux grandes valeurs très liquides, pour lesquelles il y a en permanence de nombreux vendeurs et acheteurs.

 

- "À PLAGE DE DÉCLENCHEMENT"

Il fixe un seuil de déclenchement, comme le précédent, mais ajoute une limite maximale à ne pas franchir à l'achat ou une limite maximale à ne pas franchir à l'achat ou une limite minimale à respecter à la vente.

Exemple : Un ordre d'achat à plage de déclenchement 50 € / 53 € n'est pas exécutable tant que le titre n'a pas atteint 50 € et cesse de l'être dès que le cours dépasse 53 €.

Cet ordre est utilisé par ceux qui souhaitent profiter des retournements de tendance sans risquer d'acheter trop cher ou de vendre trop bon marché.

 

Régler le prix des titres achetés :

Une fois la technique du passage des ordres maîtrisée, il faut prévoir de payer le coût de ses acquisitions. Deux méthodes sont proposées : au comptant et, pour certaines valeurs, en différé. Par ailleurs, des techniques financières (effet de levier, découvert) permettent de spéculer sans disposer sur l'instant des liquidités nécessaires. Elles sont réservées aux boursiers très avertis.

- PAYER AU COMPTANT...

À la Bourse de Paris, le règlement "comptant" est la règle. Lorsqu'un titre est acheté ou vendu, l'acheteur et le vendeur sont engagés dès le jour de la négociation et le transfert de propriété s'effectue à la date de son inscription au compte de l'acheteur, soit à la date du règlement et de livraison du titre, en général 3 jours après l'exécution de l'ordre de Bourse. L'épargnant ne peut acheter des titres qu'à condition d'avoir suffisamment d'argent sur son compte. Et il n'est autorisé à vendre que ceux dont il est déjà propriétaire. L'objectif est donc simplement d'acheter un titre en espérant qu'il va monter, et de vendre à temps ceux qui, dans le portefeuille, pourraient baisser.

 

- OU EN DIFFÉRÉ

Mais, pour certaines valeurs, il est possible de profiter du "service à règlement différé" (SRD), qui autorise d'autres stratégies. Sur le SRD, l'acheteur ne paie les titres achetés qu'à la fin du mois. C'est aussi à ce moment-là qu'il en prendra possession (il sera "livré"). Même principe à la vente : le vendeur qui utilise le SRD vend aujourd'hui mais ne livre les titres qu'à la fin du mois. Il doit attendre ce moment-là pour être payé.

Ce différé est en quelque sorte un crédit : l'acheteur acquiert des titres qu'il paie plus tard et le vendeur vend des titres dont il sera dépossédé qu'ultérieurement. L'opération n'est pas gratuite ; pour en bénéficier, l'investisseur doit acquitter une commission à son intermédiaire financier qui a toute latitude pour fixer ses tarifs.

Au cours du mois, un même épargnant peut donc à la fois acheter et vendre un titre sur le SRD.

Exemple : Le 10 mai, un investisseur achète 10 actions AB à 50 € (coût : 500 €). Le 18 mai, la valeur a atteint 56 € et il les revend, pour 560 €. En fin de mois, il sera débité de 500 € pour l'achat et crédité de 560 €. Il n'enregistre donc réellement que la plus-value, soit 60 € (somme dont il faudra défalquer les frais). Bien sûr, si la valeur du titre avait baissé au lieu de monter, il aurait dû débourser la moins-value correspondante. En optant pour le SRD, il s'est engagé à acheter (ou à vendre) et ne peut plus se démettre.

Un même épargnant peut réaliser plusieurs opérations d'achat et de vente dans le mois sur le SRD sur les mêmes titres. Seul le solde de ces opérations sera réglé et livré en fin de mois.

 

- UTILISER L'EFFET DE LEVIER

Sur le SRD, il est aussi possible, si l'intermédiaire financier le propose, d'acheter des actions sans avoir sur son compte la totalité de l'argent nécessaire à l'opération. Il suffit de disposer d'une "couverture" minimale.

Exemple : Un investisseur qui dispose de 500 € en espèces à investir ne pourrait acheter au comptant que 5 titres de la valeur BC qui vaut 100 €.

Au SRD, avec ces 500 € donnés en garantie, il peut en acheter jusqu'à 5 fois plus (soit 25 actions pour 2.500 € au total), qu'il n'aura à régler qu'à la fin du mois. Si ce titre monte dans l'intervalle, par exemple de 5 %, il empochera un gain de 5 % sur 2.500 €, soit 125 € (hors frais).

S'il avait investi au comptant, pour 5 % de hausse, il n'aurait gagné que 25 €, puisqu'il n'aurait pu acquérir que 5 titres.

Avec le SRD, il a donc démultiplier ses gains (grâce à ce que l'on appelle l'"effet de levier"). Mais il risque aussi de démultiplier ses pertes. Si le titre, au lieu de monter, perd 5 % entre l'achat et la vente, l'investisseur verra compte débité de la perte subie, soit 125 € là aussi !

Quels conseils donneriez-vous aux personnes intéressées pour investir en Bourse pour la 1ère fois ? Faites-nous part de vos réflexions en laissant un commentaire !

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A propos de l'auteur

JEREMY MATRAS

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